Rencontre avec M. Fraize

  Dans l’ordre :

Tout d’abord, en suivant ONDAR (c’est comme ça qu’on dit pour les intimes, ouais), je découvre M. Fraize. Si vous ne connaissez pas, prenez le temps de regarder cette vidéo (ou d’autres)…

Note : Vous pouvez couper lorsqu’il a fini, bien entendu.

J’adore cet humour et son personnage. Même si on n’aime pas, on ne peut que remarquer le décalage avec les autres comiques de l’émission. Un extra-terrestre, un choc… et du coup une surprise.  Ceux qui regarderont les autres vidéos constateront qu’on rigole au moins toutes les quatre secondes… (référence à son spectacle).

  Après avoir vu ses 10 passages dans l’émission, je regarde sur son site si par hasard il passerait dans la région… et… encore une surprise ! Trois dates (d’indiquées) dont une au… ciné bourse de St Junien ! (dédicace aux amis de St Ju t’as vu !), ceci dans le cadre d’un festival de… saxophone (logique).

Le spectacle reprend ce qu’on a aimé de ses vidéos : de l’absurde, un personnage ancré et attachant (mais qui peut être méchant) et surtout… du rire. On ne sait plus pourquoi on a rit, mais on se rappelle qu’on a presque pas eu de pause (ce n’est pas un témoignage d’Al Zaïmeur). Je retiendrai pourtant une longue scène durant laquelle son micro « ne fonctionne pas ». L’homme au polo rouge parle, on comprend tout alors qu’aucun mot ne sort, et c’est drôle.

Avec rien (ou avec tout?!) il tient comme ça une heure et demie, avec pour seul accessoire un album photo et… le sac à main de ma mère, qu’il qualifie du « plus cheap » qu’il a eu. Désolé, mais si vous le voyez, il y a peu de chance pour qu’il prenne le sac de ma mère car elle ne lui a pas laissé, il a beau être cheap, elle y tient quand même.

C’est ainsi qu’on discute ensemble (merci à lui !) m.fraize-jm

On parle de pleins de trucs et notamment du clown et d’un stage où ils ont dû se mettre à poil et dans lequel le maître de stage n’était pas satisfait si on ne souffrait pas en passant sur scène.

Je partage alors mon expérience vécue avec Seb, lorsqu’on est allé à Bourg les Valence pour un stage de « théâtre ».

Pour résumé, chaque organe a son énergie qui permet de faire telle et telle chose… Le premier jour c’était la rate… là tu vois je frappe sans la rate PAF! et là je frappe avec la rate PAF!  ça peut paraître bizarre, mais ils nous ont mis en confiance dès le début car le premier exercice consistait à se mettre le doigt dans la bouche pour « ouvrir les zones non éclairées » (en gros derrière les gencives). Oh mais je vous rassure, on s’est d’abord lavé la bouche… avec du pain.

Le stage durant 5 jours et constatant qu’on s’était mis le doigt dans la bouche dès le début du premier, nous avons pris « peur » et avons dit qu’on préférait partir. Ça va le stage n’était pas cher, seulement 400€ chacun, avec l’AFDAS, cela coûtait 1400€…

Après réflexion et même remise en question, on est finalement revenu le lendemain… c’est là qu’on a été accueilli comme des chiens ayant pissé sur la couette de mémé. La « responsable » nous a dit de dégager (ce sont ses mots) et a ajouté en gueulant qu’on « transmettait une mauvaise énergie au groupe » (alors qu’on a gentiment attendu la fin de la journée pour lui transmettre notre ressenti discrètement). J’ai fait un peu long, mais ça reste un résumé, peut-être que j’en reparlerai d’une autre façon un peu plus tard car cette histoire nous a bien inspiré avec Seb, on a même commencé des vidéos de la compagnie Éponge (en vrai Cie Songe, Bourg les Valences).

  On parle également de ses passages à ONDAR. J’apprend à l’occasion que les artistes ne sont pas payés en cachet mais en droits d’auteur. Heureusement pour lui, ce n’est pas au mot mais au temps de diffusion. Cela fait gagner 1000€ environ par passage. Je n’avais aucune idée de l’éventuelle paye d’un passage auparavant. A cause ça et du format, c’est un peu la course au sketch et la compétition. C’est pour ça et parce qu’on commençait trop à lui demander des choses qui vont à l’encontre de son personnage (ajouter des décors, faire des collaborations, changer de costume…) qu’il a arrêté au bout du dixième passage. Et pourtant les visiteurs du site le regrettent, la preuve est qu’il reste dans le « top 10 des humoristes » sur le site ondar. De toutes façons, il faut le voir en vrai.

Tout ça pour dire qu’au final M. Fraize, ça donne la pêche ! (cf photo…)